Casa mia  Militello in Val di Catania en Sicile, le village de mes parents, d’où ils ont émigré et où ils sont retournés. Je connais ce lieu depuis toujours par leurs mémoires, leurs récits, nos visites et mes voyages. Mes origines sont en Sicile, c’est ma terre, mais le village c’est chez mes parents, pas chez moi. J’ai besoin d’y aller chaque année, et une fois sur place je m’y ennuie. De l’ennui, de la tendresse et des questions qui m’ont amené à photographier ce village comme on parcourt adulte la maison de son enfance.   Attendre le retour   En hiver, rien ne se passe, c’est figé, seuls les vieux sont dehors. Les autres sont partis travailler ailleurs et ils seront de retour, plus tard. Je me suis aventuré dans les rues et les cafés au cours de promenades, un reportage sans but précis, plus une pratique qu’un objectif. J’ai capté des sensations et des instantanés en laissant de côté ma technique photographique et en cherchant ma place dans ces temps de l’intime.   Attendre l’arrivée   Les processions de Santa Maria della Stella , des 8 et 9 septembre animent Militello in Val di Catania. Les immigrants sont de retour, les touristes et visiteurs nombreux. La place centrale est noire de monde et tous attendent la sortie de la Vierge pour la procession qui se déroule du parvis de l’église Santa Maria aux ruelles du bourg. Tirs de canon, confettis et guirlandes  bianco blu , le village se prépare et se colore pour se célébrer. Sacrées et folkloriques, ces processions sont déjà connues, documentées et photographiées. Je ne voulais pas montrer ce cortège ou ses protagonistes mais son intensité et son rythme pour moi. J’ai pris le regard de ceux qui y assistent, cherchant ma place dans la foule et les temps morts de l’été festif.   Attendre,    trouver sa place,    trouver la bonne distance.    Extrait de l’exposition Casa Mia présentée au    cafe du tunnel.
       
     
 Prochain arrêt  Deux lignes de bus, deux heures au rythme des ouvertures des portes. Passager comme les autres, je photographie la diversité des voyageurs qui façonnent le paysage intérieur. Frontale, directe, presque abrupte, je confronte ma pratique de la photographie, ma manière d'entrer en contact. Perte de contrôle volontaire, je détecte les regards dérobés et la fugacité des postures de cette communauté aussi fortuite qu'éphémère.   Prochain arrêt, un nouveau regard sur les autres et sur soi.      Extrait de l’exposition collective 2M2 présentée au    musée de Morat   .
       
     
 Révolte  « Ce travail s’inspire des figurines religieuses qui se trouvent dans les boutiques ou dans les endroits saints. Dans Révolte, les saints patrons tournent le dos tant aux fidèles qu’aux non-croyants, de par leur révolte envers les erreurs répétées sur terre. Leur lassitude les poussent à se présenter de manière inconventionnelle. Le fait de les mettre en scène de cette manière interroge le spectateur sur le sens de ces petites figurines que nous avons l’habitude de voir de face .»   Extrait de l'exposition Minimes présentée au Capucins de Romont dans le cadre de l'exposition collective de Visarte 2017.
       
     
       
     
 La Condémine 2011-2014  Hier encore on était tous enfants, le regard tout neuf comme le printemps. De temps en temps la vie se trace et tout doucement les souvenirs s'espacent. Freiner le temps semble un mirage que seule l'image se fait l'impasse. Passer son temps et regarder, aujourd'hui pourtant a changé.  Marc Zamparo   Extrait de l'exposition Condémine 2011-2014 présentée au    Musée gruérien    avec la collaboration de Marc Zamparo, architecte
       
     
 Mémoire collective  Extraits d’un travail exécuté à la demande du  Service des biens culturels du Canton de Fribourg , dans les locaux fraîchement désaffectés de la brasserie Cardinal à Fribourg. Inédit.
       
     
 Sites oubliés  Extraits de l’exposition présentée du 26 janvier au 18 mai 2008 au  Château de Gruyère s.
       
     
 L'Atelier  Extraits de l’exposition présentée en 2007 à la galerie de la Schürra. Un ouvrage, accompagné de textes de Charly Veuthey, a été publié en 2009 aux  Editions faim de siècle .  "Les amateurs d’art sont souvent fascinés par le travail des artistes à l’oeuvre dans leur atelier, sans pouvoir toujours pénétrer dans ce sanctuaire.  L’Atelier  lève le voile sur ce lieu où tout se joue, où les artistes se confrontent à leur élan créateur et à leurs oeuvres. Une force se met en mouvement. Francesco Ragusa a remarquablement rendu cette énergie qui donne naissance aux oeuvres. Entre 2004 et 2007, il a fréquenté les ateliers de 37 peintres et sculpteurs pour les photographier en action."  Charly Veuthey